Présentation

Présentation
.::. Titre de la fic : Vampire & Nightmare
.::. Résumé : Qu'est-ce qu'un vampire ? Cette espèce hors du commun depuis des siècle par son histoire et ses origines. Réputé pour boire le sang des humains sans décence, le vampire vit dans son monde, essayant de ne pas attirer les regards en plein jour. Mais la nuit, c'est une autre histoire...
Voici donc la définition que l'on vous donnerait d'un vampire, ce qui relève entièrement du mythe.
Mais dans mon histoire, nos vampires sortent le jour, luttant contre le sang humain qui les interpèlle à tout moment, une interdiction qu'ils se sont imposée depuis l'idée d'un pacte qu'ils ont conclu une fois contaminés. Universitaires depuis peu, un étrange phénomène les pousse au doute et à l'hésitation. Entre amour et amitié, torture et jouissance, nos vampires essaieront de mener leur vie de combattant à la victoire.
.::. Personnages : The Gazette (groupe de musique)
.::. Warnings : Yaoi, violence, torture, soumission, trahison...
.::. Note de l'auteur : Le Vampichisme (mélange de torture mentale et physique (pas forcément sexuel Xd) et de vampire) est de mes trips du moment.
J'ai voulu faire un mélange d'écriture entre mon écriture de fanfiction et mon écriture de Roman. J'espère ne pas vous décevoir.

Je suis l'instigatrice du Vampichisme *se prend des claques*

# Posté le jeudi 07 février 2008 16:51

PROLOGUE

.::. Personnage : Je ne tiens pas à dévoiler l'identité de mon personnage principal pour le moment !
.::. Warning : Traces d'hémoglobine.


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La clarté de la lune était à son comble, et jamais sa lumière n'avais été plus imposante qu'à cet instant. C'était la nuit qui avait fait basculer ma vie, lui faisant prendre une tournure qui me donnait le vertige, une profonde tristesse envahissant mon corps tout entier, et qui me poussait à me maudire jusqu'à la racine.


Seul, au beau milieu de la nuit je me promenais laissant ma vigilance là où j'en avais le moins besoin, chez mes parents. Je n'avais que 14 ans et pourtant, la maison familiale était entièrement vide, aucune opposition donc face à mes soudaines envies de prendre l'air à des heures tardives. Mes parents, journalistes, étaient absents la plus grande partie de la semaine, me laissant maître de mon destin.
Fatigué de cette routine solitaire, vivant sans parents, aimé seulement de moi-même jusqu'à preuve du contraire, j'explorais comme à mon habitude le parc du 120ème Street Nightmare. Les arbres, dont les larges ramures envahissaient le ciel, privaient l'allée principale du parc des éclats de lune. Je marchais silencieusement et m'agrippais aux arbres pour ne pas chuter, évitant la collision avec les racines de ces derniers. Seulement, la fatigue qui pesait sur mes paupières m'empêchait de marcher convenablement. Obscurité et fatigue ne faisant pas bon ménage, inéluctablement, je trébuchai, emportant dans la chute ma conscience au plus profond du néant.

A mon réveil, je n'étais plus moi-même. L'obscurité n'empêchait pas tout mes sens de faire leur travail. A l'exception de la vue, tous étaient disponibles. L'ouie, le goût, le toucher, et l'odorat. Surtout l'odorat. Sans trop de difficulté, je humai le liquide qui me coulait le long du cou. Cette odeur me fit tourner la tête. Des haut-le-coeur naquirent au creux de ma gorge et cette douleur, cette ô combien insupportable douleur m'entraîna à crier le mal imprégné dans ma chair. Ma main, s'approchant de la zone douloureuse, examina les dégâts et pût en déduire que deux trous inhabituels et profonds y étaient creusés.

Après transformation je me rendis, apeuré, chez mes amis d'enfance. Cependant, au contact du premier d'entre eux, la soif se fit sentir. Je goûtai à leur chair et à leur sang, mais ce sentiment que l'on appelle "l'amitié" vint rompre mon élan de dégustation.

Depuis ce jour ma vie a changé, plus animée, plus vertigineuse et plus sanglante qu'une vie humaine. J'étais livré à l'inconnu. Si différente, à présent, qu'il m'était impossible de savoir comment me comporter à l'égard du monde, des gens et surtout des personnes auxquelles je tenais le plus. Mais au début de ma nouvelle vie, ignorant les conséquences et l'ampleur de mes gestes envers autrui, j'avais fait l'erreur la plus énorme qui soit.

J'étais désormais lié à mes quatre meilleurs amis, non pas seulement d'esprit, mais aussi lié par nos "activités personnelles".
Nous sommes, depuis cette nuit, soudés par un pacte né de ces cinq morsures.

Trois ans s'écoulèrent.
Cependant, un évènement vînt menacer la solidité de notre pacte...

# Posté le jeudi 07 février 2008 16:55

CHAPITRE I

A genoux sur le béton, je sentis la peau de ma gorge craquer sous la pression de ses canines tranchantes, aussi coupantes que des lames de rasoir, aussi pointues que les dents d'une fourchette. On me tint le torse ainsi que la nuque. Paralysé entre les mains de mon agresseur, des plaintes d'affliction s'échappèrent de ma bouche alors que mon corps se vidait de son sang. Ce qui m'entourait se brouilla lors de la décadence de mes paupières. Je sombrai dans une mort certaine alors que, parallèlement, je m'éveillai aveuglé par des reflets chauds et insistants m'indiquant la présence du jour.

Emmitouflé dans la couverture, mon corps en effervescence à la chaleur du soleil matinal, je contemplai le plafond de ma chambre, chassant de mon esprit la scène de cette fameuse nuit qui me hantait depuis quatre longues années. Mon réveil sonna enfin, m'avertissant qu'il était tant d'aller à l'université. Ma confiance placée en cet écran électronique, elle, s'évapora en un instant.

J'étais en retard pour la dixième fois ce mois-ci, je n'avais pas une minute à perdre. En trombe, je sortis du lit, évitant le linge sale entassé sur le sol. Hâté, je me dirigeai vers la salle de bain pour le brin de toilette habituel. Enfin propre comme un sou neuf, je pris mon sac de cours et quittai la maison à la vitesse du typhon. Ma voiture stationnée était prête à s'éclipser. A l'intérieur, les mains sur le volant, je m'efforçai de ne plus penser à ce cauchemar qui me traquait. J'avais beau me faire une raison d'être et de vivre ce que je suis, l'idée de me frapper violemment la tête sur le volant était toujours l'une de mes premières envies de la journée. Cependant, l'existence que je mène était déjà trop amochée par ma monstruosité ensevelie dans cette apparence humaine pour que je m'inflige des tortures supplémentaires, qu'elles soit physiques ou morales.

A l'université, une main heurta mon épaule alors que j'essayai d'insérer mes livres scolaires inutiles en ce début de journée dans mon casier. En vain. Un à un, ils tombèrent sur le plancher, amortis par mes orteils. Dans un élan de souffrance, je me tournais vers l'importun, ouvrant la bouche pour dégobiller une affluence d'insultes. Cet élan me fît tournoyer le regard et se consolida sur le malavisé.

C'était Aoi. Sa maladresse fit disparaître l'admiration que je portai à son extrême élégance et délicatesse gestuelle. Il était le plus beau d'entre nous, de loin le plus mûr et le plus vieux. Brun, aux iris ténébreuses à vous glacer le sang, imposant par son look décontracté et aguicheur, il était celui qui assumait le mieux notre sort, se disant que nous vivions dans un monde parallèle, que tout était temporaire et qu'un jour, notre vie redeviendrait comme avant. Certes, il était le plus âgé et le plus expérimenté, cela ne l'empêchait pas d'être le plus naïf et le plus niais d'entre nous. Car l'on savait très bien que jamais rien ne serait comme avant.

Son sourire ravageur me détendit et, au lieu de lui coller mon poing dans la figure je me satisfis de lui montrer les crocs.

- Belle journée, tu ne trouves pas ? finit-il par avancer, le sourire indécrochable aux lèvres.
- Ca ne te viendrait pas à l'esprit de réparer à moitié ton erreur en m'aidant à ramasser les livres, par hasard ?
- Temps idéal pour notre petite excursion nocturne. Tu n'as pas oublié, au moins ?

Il le faisait exprès, c'était incontestable. Seul, comme je le craignais, j'amassais mes affaires et les attrapais. Me redressant, je me dirigeai vers la porte de la classe au bout du couloir, côtoyant ce dernier qui me suivait à la trace. Il tenta de me parler mais la marche prompt, j'évitai de lui accorder un dixième de mon attention s'il ne prenait pas la peine de s'excuser. J'ouvris la porte de la classe alors qu'Aoi , n'ayant pas comprit qu'avant l'immobilité du corps, il fallait ralentir, me percuta dans le dos.

- Imbécile, dis-je, insistant sur chaque syllabe.
- Je suis désolé pour tout, murmura-t-il honteux.

Je lui adressai un furtif regard traduisant mon acquiescement. Il était désolé pour tout avait-il dit, devais-je comprendre qu'il était confus pour son manque de délicatesse depuis la seconde où nous partagions sa présence ? Qu'importe, rien ne servait de faire tant d'histoires pour cela. De plus, la voix de Mme Daudeville retentit dans la salle. Hardiment, j'ouvris la porte, ce qui me valut une raillerie d'Aoi.

- Excusez-nous du retard, Mme Daudeville. Pour ma part, j'ai eu une panne de réveil.
Je m'avançai vers cette dernière, prêt à prendre la direction de mon siège.
- Il serait tant d'y remédier, Monsieur Takeshima. Achetez-vous enfin un nouveau réveil, beugla-t-elle de sa voix stridente.
- Je n'y manquerai pas, Madame.

Tandis que j'allais à ma place, Aoi me suivit entrant dans la pièce comme si (pour la seconde fois) rien ne s'était passé.

- Vous vous croyez peut-être dans un moulin, Monsieur Suguru, hurla-t-elle au lieu de beugler.
- Vieille bique, chuchota-t-il. Oué.. 'scusez moi MADAME Daudeville, prononça Aoi, arrogant à souhait.

Puis il alla à sa place.
L'heure interminable allait se terminer. Indiscrètement, Aoi marmonna mon prénom pour m'interpeller. Il m'envoya un bout de papier que je dépliai et où je pouvais lire : "J'ai tellement soif que je serais prêt à me contenter de cette dinde de Daudeville. Dis-moi que tu es d'accord". Quelques centimètres plus bas y était inscrit "Je t'aime". Agacé par une telle idée, aussi cocasse soit-elle, je fronçai les sourcils et lui indiquai non d'un signe de tête.

Aoi fit la moue. Plus tard, il lança de nouveau un morceau de papier lorsque la sonnerie retentit. Toute la classe débarrassa les tables, rangeant leurs affaires avant de quitter la classe alors que moi, je me contentai de lire la nouvelle inscription : "Je ne t'aime plus. Adieu". Quel soulagement ce fût. Plus bas y était noté "PS : Si la rupture t'est insupportable, alors rejoins-moi cette nuit là où tu sais. J'y serai avec Reita, Kai et Ruki." et encore plus loin " Je t'aime plus".

Le jeudi était le seul jour de la semaine où nous ne partagions pas tous les mêmes cours. Je n'allais plus le voir avant ce soir. Quelle délivrance !

__________

La journée fila à une vitesse alarmante. C'était toujours ainsi quand Aoi n'était pas sans cesse pendu à mes basques. Je récupérai les livres dans mon casier que j'avais déposés tout au long de la journée et pris ma destination habituelle après les cours : la maison. Comme la journée, les heures en compagnie de mon chez moi passèrent avec une promptitude démesurée. Je me vêtis de ma veste de cuir noir, mis mes chaussures et sortis de la maison, prenant soin de fermer à clé sur mon passage. Dans la voiture, au premier feu rouge, mon portable vibra. Je décrochai.

- Yosh.
- At....sua....ki.....re....joins.
La ligne était parasitée.
- Je n'entends rien. Répète...
- Atsuaki, rejoins...n...nous à.....l'uni...versité. Tout de sui..te.
Et on raccrocha.

Je ne pus identifier la personne qui était au bout du fil. Cependant, le "rejoins nous à l'université", à peine audible, ne pouvait venir que d'un nombre restreint de personnes. Puisque aucun élève n'était au courant de notre expédition, il s'agissait forcément de l'un de mes meilleurs amis.

Je me dirigeai donc comme on me l'avait exigé à l'université, qui à cette heure de la nuit ne pouvait être que vide et fermée. Je montai les marches qui menaient à la porte d'entrée principale. A ma plus grande surprise, elle était ouverte. J'entrai angoissé et impatient de voir ce qui m'y attendait. Je ne désirais aucunement tomber sur un concierge en train de nettoyer les sols ou alors rencontrer un prof qui veillait et tenait à terminer dans l'urgence toutes les copies de ses classes. Ces possibilités auraient pu s'avérer vraies en pleine journée, mais la nuit elles étaient impossibles et impensables. C'est vrai, pourquoi un prof viendrait ici à deux heures du matin pour corriger des copies alors que son habitat ferait parfaitement l'affaire ?


Un bruit résonna plus loin dans un des couloirs maîtres du bâtiment. Longeant les murs pour ne pas faire part de ma présence en ces lieux, je me dirigeai vers ce bruit suspect qui se doubla, puis se multiplia. Ces fracas ressemblaient étrangement à des cris de personnes que l'on égorgeait. Je me rapprochai encore et encore pour n'être plus qu'à un angle de "ces cris" qui étrangement ne m'épouvantaient guère. Dépassant la tête pour apercevoir ce qui se passait au-delà du mûr, je fus parcouru de spasmes.

Une silhouette frôlant les deux mètres de hauteur tenait entre ces mains une proie. Il faisait sombre et les mûrs insipides envenimaient ma vue. Même si je n'arrivai pas à distinguer exactement la scène, j'étais sûr et certain de ce qui se passait, rien ne pouvait laisser place au doute. Je désirai plus que tout m'interposer, mais il était déjà trop tard. Je le savais.

Je me redressai. Arrêtant d'épier, j'inspirai une bouffée d'air pour avoir les idées plus claires, mais la tête me tourna. Cette odeur, l'odeur du sang, envahissait mes narines j'étais comme hypnotisé par tant d'avidité, je voulais y goutter moi aussi. Mais quelque chose n'allait pas, une question me préoccupait. Qui était cette personne ?
Ce n'est pas cet acte en lui même qui me dérangeait le plus, l'acte de tuer, mais plutôt cet anonymat.

Je tressaillis à l'idée de me dire que cet homme était l'un de mes meilleurs amis. Me dire de venir ici, j'aurai dû m'en douter...
Alors c'était dont ça cette fameuse expédition qu'ils tenaient tant à faire. Je ne pouvais pas y croire, je ne devais pas et ne voulais pas y croire.

Derechef, je me penchai pour voir les dégâts et pour bondir tant que j'y suis, mais il n'était plus là. Seule le corps inerte de cette femme était étendu sur le sol.

La même scène d'il y à quatre ans s'était déroulée sous mes yeux, sauf qu'à cette époque j'étais la proie et que, par chance, j'étais sorti vivant de cette attaque.

Je n'y croyais pas. Notre pacte que que je croyais aussi solide que l'acier, venait d'être rompu. Prendre la vie d'un humain, de ce que j'étais autre fois était impardonnable. Leur volonté de ne pas boire du sang humain leur a échappé pour la première fois, mais c'était déjà une fois de trop. Et ça, je ne leur pardonnerai jamais!

# Posté le jeudi 07 février 2008 16:56

Modifié le samedi 09 février 2008 08:13